MARCHE ATHLETIQUE

MARCHE ATLETIQUE

Qu’ils ont l’air bizarre, les marcheurs athlétiques. La manière dont ils roulent leur bassin... On dirait qu’ils se dépêchent pour aller aux toilettes. Mais il y a des raisons pour lesquelles les marcheurs athlétiques ont cette dégaine.

Une règle d’or

La définition même de la Marche Athlétique est un réglement.

Selon l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) : « La marche athlétique est une progression de pas exécutés de telle manière que le marcheur maintienne un contact avec le sol sans qu'il ne survienne aucune perte de contact visible (pour l'œil humain). La jambe avant doit être tendue (c'est-à-dire que le genou ne doit pas être plié) à partir du moment du premier contact avec le sol jusqu'à ce qu'elle se trouve en position verticale. »

Recherche d’efficacité

Pour être efficace en ayant à la fois les genoux barrés et un pied en contact avec le sol en tout temps, il faut... rouler des hanches. C’est durant les années 1960 qu’un Polonais émigré au Mexique a trouvé cette manière de faire. Son nom était Jerzy Hausleber, et il a été surnommé «le père de la marche» tant son rôle a été important au sein de la discipline.

Avant Hausleber, le secret de la marche athlétique était simple: plus on est grand, plus on va vite. Les grands pouvant faire de plus grands pas, ils dépassent tout le monde. Mais la technique de Hausleber a permis aux plus petits d’exceller, puisque ce n’est plus seulement la longueur du pas qui compte, mais aussi la fréquence ! La technique du roulage des hanches permet de faire des pas d’une bonne longueur, tout en  faisant davantage de pas. La combinaison parfaite!

Notre plus grand champion français, Yohann Diniz est recordman du monde du 50 km en 3h32'33'' (14,114km/h)

Idées reçues

La Marche Athlétique n’abîme pas les hanches. Elle est même moins traumatisante que la course à pied. Par contre elle est plus exigeante sur le plan physique et demande un entraînement technique bien plus poussé que pour la course.

Enfants

A partir de 8/9 ans les enfants peuvent débuter la Marche Athlétique. C’est un âge qui permet de comprendre et de fixer la technique de la MA tout en abordant l’entraînement.

Les bienfaits de la marche athlétique

 

Ce sport qui requiert une certaine maîtrise technique, et des ressources mentales et physiques est source de bienfaits pour la santé. Les bénéfices sont multiples sur le plan cardiovasculaire. Ils entraînent une diminution du risque d’AVC, une baisse de l’hypertension artérielle et des risques de coronaropathie (infarctus) et permet de faire descendre le nombre pulsations à force de pratiquer. La marche athlétique améliore également le système respiratoire. Son intensité permet la régulation du poids.

Mieux que la natation, cette pratique a l’avantage de redresser la colonne vertébrale grâce à la souplesse qu’il faut imprimer à ses pas.

Le risque de blessure est beaucoup moins important chez les marcheurs que chez les joggeurs parce que la marche est beaucoup plus agréable sur le plan articulaire. La marche athlétique permet aussi de résoudre des problèmes au genou, au dos et ainsi que la régulation du poids par son intensité.

La marche athlétique sollicite en premier lieu les membres inférieurs et permet de renforcer les muscles des cuisses, les fessiers et les mollets.

Comment fonctionnent ces muscles ?

     
À l’avant de la cuisse, le quadriceps sert à tendre la jambe et à fléchir la cuisse sur la hanche. À l’arrière, les ischio-jambiers assurent la flexion et la rotation du genou ainsi que l’extension du fémur : ils se contractent chaque fois que l’on plie les jambes. 
Les fessiers sont les muscles les plus puissants du corps. Véritables stabilisateurs, ils nous permettent de tenir debout et donc de limiter les chutes à terme ! Ils sont particulièrement sollicités pendant la marche, surtout à vive allure. Si l’on s’attaque à une côte, les fessiers se contractent alors intensément et se tonifient progressivement.         
Les mollets, eux, participent à l’extension des chevilles et jouent un rôle sur l’impulsion.

Contrairement à une idée reçue, il n’y a pas que les jambes et les cuisses qui travaillent quand on marche !

 

Les abdominaux travaillent en silence

Tout d’abord en accélérant le pas, le rythme cardiaque modifie la respiration et cet effort renforce les abdominaux de façon naturelle, sans que l’on s’en rende compte. De plus, les abdominaux agissent en « véritables stabilisateurs » du corps et sont sollicités en permanence pendant la marche pour maintenir le corps en équilibre.

Le haut du corps est mis à contribution

Enfin, l’allongement et l’accélération du pas en marche sportive (à partir de 100-120 pas par minute) entraînent un mouvement de balancier des bras. Ce mouvement naturel a un effet de renforcement musculaire sur le haut du corps et donc sur l’ensemble des muscles du dos. Pratiquée régulièrement et à bonne allure, la marche sportive crée un gainage naturel bénéfique contre le mal de dos.

Les muscles les plus utilisés dans la pratique de la marche

  • le quadriceps, muscle de la cuisse.

  • le triceps sural : poplité et jumeaux interne et externe, muscles de la jambe.

  • les muscles ischio-jambiers.

  • les fléchisseurs et les extenseurs des orteils.

  • les muscles abdominaux et ceux du dos.

Reportage suisse sur la marche datant de 1973

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